BelgoLudique XXIII

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Mise à jour: 10 sept 2022

Belgo XIV : Les Survivants Savent Pourquoi

Le Belgoludique, c’est donc l’évènement ludique de notre petit pays, que le monde entier nous envie. On en parle de loin, on spécule sur ce qui s’y trame et qui en fera partie. Ceux qui connaissent sont légions, ceux qui « savent pourquoi », en revanche... Et cette année, ce sont les survivants qui savaient pourquoi. La zombocalipse était en retard de quelques mois. Faut dire que compter en base 12, même quand on est maya, c’est pas facile; alors c’est pas tellement surprenant que les calculs aient été un peu foireux.

Le Belgo, c’est avant tout une famille. Une grande famille. Ça fait toujours bizarre d’arriver dans un endroit où tout le monde se connaît... tout le monde sauf vous. Mais le Belgo est une famille accueillante et chaleureuse, et on s’y fait vite une place. Si le fumeur aborde sa partenaire potentielle en lui demandant « t’as du feu? », au Belgo, on apprend à se connaître à l’aide d’une seule phrase : « t’es sur quoi là? » ( il y a aussi le « tu bois quelque chose? » qui revient souvent, très souvent, mais c’est une autre histoire).

[missing] Le Belgoteur n’est pas un animal très féroce. Une table, quelques compagnons, et il suivra sur n’importe quel jeu à n’importe quelle heure. Oui, n’importe quelle heure.

Le Belgoteur est partageur, et si personne ne connaît les règles d’un jeu sur une table voisine, il se fera un plaisir de mettre en pause sa propre table pour venir éclairer ses camarades. Plus que tout, le Belgoteur est déconneur. Surtout bourré, et tard, très tard dans la nuit.

Survie au programme cette année donc, avec un traditionnel quiz pas si simple. A noter la performance de Xavier Georges pour n’avoir retrouvé que des jeux... là où il n’y en avait pas. Survie donc, et survivants, pour le coup. La soirée du lundi était spéciale, puisque personne n’a pu retrouver Ced. Perdu qu’il était, vraiment, on se demande tous où il était passé.

[missing] Pour le reste des survivants, il a fallu se battre pour quelques rations de nourriture dans des territoires hostiles et zombiesques. Mais si j’ignorais une chose avant de venir au Belgo, c’est que les zombies sont bien tordus sur les questions qu’ils posent, quand même. Après avoir récupéré assez de nourriture, les survivants ont dû former des équipes pour ... une partie de « pictionnary-téléphone-arabe-nonsens ». Un mix détonnant... après évidemment, faut pas s’étonner qu’aucun groupe n’ait réussi a marquer le moindre point. En revanche, si on avait compté les rires et parfois même jusqu’aux larmes, là, ça aurait été une autre histoire !

Pendant tout le séjour les parties s’enchaînent, les pintes se vident et les estomacs se remplissent. On passe d’un jeu à l’autre, on s’étonne parfois de voir certaines personnes sur la même partie depuis plus de 6 heures, mais même dans les moments les plus calmes, on trouve toujours quelque chose à faire au Belgo.

En tant que petit nouveau dans le monde du jeu, j’ai pu découvrir énormément de titres que je ne connaissais pas, de Queen Gambit à BSG, Reef Encounter et tant d’autres... 5 jours de jeu et pourtant, à la fin, on se dit que quand même, on aurait bien fait une partie de tel ou tel autre titre... jamais rassasié, le Belgoteur.

[missing] Les aficionados de la chose ont eu leur tournoi de poker. Les nostalgiques du cartons qui côte ont eux aussi eu leur tournoi. Un draft sur Magic qui n’a pas été des plus simples. Se souvenir des règles, c’est déjà une chose, mais si en plus il faut lire toutes les nouvelles cartes... On notera le style de jeu tout en psychologie de Mathieu, et la façon singulière de noter les points de vie de Ludo. D’ailleurs pauvre Ludo, ça doit pas être facile d’avoir un gros objet rectangulaire directement greffé dans la main. Non, vraiment pas.

Si un jeu a fait parler de lui sur le séjour, c’est certainement Concept. Faire devinez des choses, tout le monde connaît. Le faire sans parole et sans mime, pour le coup... Comptez pas sur Mathieu en tout cas. Tu sais Mathieu, les cubes oranges ne servent pas que pour la déco.

Mais le Belgo, c’est surtout la seule occasion de l’année pour beaucoup de se retrouver et de partager. Quand sur départ certains annoncent « à l’année prochaine », c’est toujours un peu le coeur serré. Quitter sa famille, c’est toujours difficile, mais c’est l’envie de la revoir qui rend cette rencontre Belgoludique si singulière.

Encore un grand merci à toute l’organisation, aux cuisiniers et cuisinières, et à tous ceux que je devrais remercier mais j’ai une mémoire de poisson rouge sur les prénoms... Bah... je me rattraperai l’année prochaine. !

Romain L. (2013)